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Montolieu village du livre
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Souscription Bernouard
Un fond littéraire et artistique prestigieux

L'association Montolieu Village du Livre et des Arts graphiques se porte acquéreur d'un fond littéraire et artistique prestigieux comprenant plus de 300 ouvrages, des affiches, catalogues, menus et programmes réalisés par François Bernouard, un des plus grands typographes de la première moitié du XXe siècle, des dessins, peintures et collages originaux ( Avati, Bucaille, Delaunay,...) des lettres manuscrites ( Char, Doyon, De- launay, Cocteau, Avati, Bucaille, Pia, Fiorini,...), un manuscrit de Tzara de 3 pages, un de Carco de 50 pages sur japon.

Ce fonds permettra :
- De faire du village un lieu incontournable avec un musée de grand rayonnement.
- De créer des expositions temporaires de qualité à moindre coût.
- De créer des expositions itinérantes qui pourront être louées à d'autres structures.
- De nous donner un potentiel éditorial important.
- D'offrir aux étudiants et aux chercheurs un précieux outil de travail.

L'ensemble nous est proposé pour une somme de beaucoup inférieurà sa valeur réelle ( une partie non négligeable est en donation). L'association a déjà réuni des fonds et constitue, avec l'agent de développement local des dossiers de demande d'aide auprès des collectivités départementales, régionales, nationales et européennes. Toutefois l'intérêts que vous manifesterez, chers adhérents et sympatisants, en participant nombreux à la souscription que nous lançons, donnera plus de poids à notre volonté de faire de Montolieu un centre culturel important.

Sylvain Paré, président de l'association MVDL.
Téléphone de l'association : 04 68 24 80 04

Veuillez recopier le texte ci-dessous et l'envoyer à l'association Montolieu Village du Livre et des Arts graphiques, par fax (04 68 24 80 11) ou par courrier (Rue de la mairie, 11170 Montolieu).

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Prénom
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Souhaite participer à la souscription "Bernouard" organisée par l'association "Montolieu village du livre et des arts graphiques". Pour ce faire, je joins à ce bon un chèque d'un montant de......................., à l'ordre de Montolieu village du livre "souscription Brenouard".

Dans ce cas souhaite recevoir un reçu

BIBLIOPHILIE

SOUS LE SIGNE DE LA ROSE
par Jean-Baptiste Baronian
Magazine littéraire n°407
www.magazine-litteraire.com
Mars 2002

Pendant une quarantaine d'années, une jolie rose dessinée par Paul Iribe a illustré la couverture des livres de François Bernouard.

Paul Iribe Librairie Niçaise

Dans l'histoire de l'édition française de la première moitié du XXe siècle, François Bernouard (1884-1948) aura été une sorte d'esthète. Amoureux des lettres, lui-même poète, il allait très tôt se passionner pour la typographie et l'imprimerie, et fonder, en 1909, une petite maison d'édition où, durant une quarantaine d'années, seront publiés près de trois cents livres, la plupart ornés sur leur couverture d'une jolie rose dessinée par Paul Iribe. C'est cette rose très caractéristique qu'on voit notamment sur les volumes de certaines " œuvres complètes " qui ont paru à la fin des années 1920 et qu'on rencontre encore assez souvent de nos jours, dépareillées ou non, chez les libraires et les bouquinistes. D'un point de vue scientifique, elles laissent à désirer et leur prétention à être " complètes " est en général assez abusive. Celles de Jules Barbey d'Aurevilly par exemple, en dix-sept volumes, ne contiennent pas les nombreux textes critiques de l'auteur, alors que celles de Gérard de Nerval et de Prosper Mérimée n'ont jamais été menées à leur terme. Mais ce sont de beaux ouvrages, d'une présentation soignée, agréables à la fois à voir, à manier et à lire.
François Bernouard aura utilisé quatre marques : son seul patronyme, A la Belle Edition, La Typographie François Bernouard et A Schéhérazade. On n'éprouve néanmoins aucune difficulté à les identifier dès le premier regard car les livres portant ces enseignes ont un air de famille et forment une collection homogène, extrêmement séduisante. Aux yeux des bibliophiles, ils sont d'ailleurs d'autant plus attrayants que plusieurs écrivains et artistes qui y ont collaboré sont des noms connus. Et parmi eux, il y a Blaise Cendrars. Son Profond aujourd'hui, illustré d'images " aztèques " dues au peintre mexicain Angel Zarraga, a paru A la Belle Edition en 1917, à trois cent trente et un exemplaires seulement. Un des cinquante sur Japon signé par l'auteur, avec une suite des dessins, figure au dernier catalogue de la librairie Nicaise à Paris (en partie consacré aux impressions de François Bernouard) et il est proposé à 5 336 euros. L'année suivante, Cendrars y a donné son célèbre J'ai tué, le tout premier livre illustré par Fernand Léger, une plaquette tirée à trois cent cinquante-trois exemplaires et imprimée en rouge. Dans le catalogue de la librairie Nicaise, elle est vendue à 4 573 euros.
La même année 1918, ont paru aussi Les Jockeys camouflés, un recueil de poèmes de Pierre Reverdy, " agrémentés " (sic) de cinq dessins inédits d'Henri Matisse. Ce petit livre est pareillement fort coté (plus ou moins 2 300 euros), mais on aurait tort de croire que toutes les publications de François Bernouard valent toujours cher. On en trouve de nombreuses à des prix modiques, autour des 40 ou 50 euros, ou à peine un peu plus, à l'instar de L'Amour et le sablier (1921) de Louis Chadourne, un écrivain qu'il faudrait redécouvrir et dont Valery Larbaud en personne faisait grand cas. A l'instar également des Sept chansons pour Agnès Capri (1938) que Léon-Paul Fargue devait préfacer et qui sont des poèmes de Robert Ganzo. Lui aussi, il serait bien qu'un jour ou l'autre on le sorte de l'ombre.

 

Webmestre montolivain : Jean Pierre Agasse.
Agasse1@montolieu.net
Avé plaisir