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Grand-père, père, petit fils...la gravure
chez les PETITPAIN est une affaire de famille, un talent
légué de père en fils et complété,
en ce qui concerne Jacques PETITPAIN à l'école
Boulle et aux Beaux-Arts pour la gravure, et à
l'académie Julien pour la peinture.
Sa gravure sur cuivre, particulièrement exubérante,
doit beaucoup à son goût évident du
Baroque, mais aussi à ses amours non déguisées
pour le surréalisme de Max Ernst et de Salvador
Dali. Jacques PETITPAIN s'est imprégné de
ses multiples voyages en Inde et en Afrique, et son uvre
gravée en taille douce sur cuivre, luxuriante dans
sa composition, fourmille de serpents, de papillons et
d'oiseaux. Une femme nue médite, comme figée
dans un rêve sur le thème du temps, de la
mémoire, de l'exotisme vécu.
Il a exposé à Abidjan, Libreville, St Denis
de la Réunion, l'île Maurice, Les Seychelles,
Djibouti, Tunis, mais aussi au salon de Castres, Saint
Antonin Noble Val, Pézenas, Castelnaudary, ainsi
qu'à la galerie Tersonde Palleville à Sorèze
et Who's Who in International Art au Centre culturel Christiane
Peugeot.
Non, la gravure n'est pas morte, elle possède des
défenseurs et des professionnels de talent. C'est
le cas de Jacques PETITPAIN, qui utilise la presse du
Conservatoire des Arts et Métiers du Livre, le
musée à Montolieu.
Je grave mes compositions et portraits sur des
plaques de cuivre rouge ou laiton jaune que l'on appelle
planches, avec un outil en acier, le burin.
Je dessine au préalable le dessin terminé,
je grave avec le burin en taille douce la planche. Le
tirage sur papier Arche s'effectue en ancrant la taille
du burin gravé sur le cuivre. Puis je fixe le papier
légèrement humide sur la planche qui sera
passée sous le rouleau de la presse à bras.
La gravure apparaîtra sur la feuille de papier en
finition. La gravure burin en taille douce est une vieille
technique déjà utilisée au Moyen
âge.
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